Comment devenir traducteur assermenté ?

Dans le secteur public ou privé, un traducteur assermenté exerce le travail d’un traducteur traditionnel, mais il appose sa signature, son cachet et un numéro de série unique sur l’original et sur la traduction qu’il traduit qui permet de vérifier officiellement quelle est une autre traduction certifiée.

Ce processus est requis dans de nombreux cas. Ainsi, pour devenir interprète assermenté, vous devez être nommé par la Cour d’appel. Aucun niveau de diplôme n’est requis, dont tout citoyen majeur avec ou sans casier judiciaire peut y postuler.

Traducteur assermenté : qu’est-ce que c’est ?

En général, un traducteur assermenté est un interprète traditionnel nommé par la Cour d’Appel, ayant comme mission principale de traduire tous les documents administratifs. En effet, il est amené à interpréter tous types de documents, qu’il s’agisse de permis de conduire, d’actes de naissance, de diplômes, de contrats, de pièces comptables, d’actes de mariage, de sous seing privé.

Il est seul habilité à faire ces traductions, il est titulaire d’une habilitation légale, et son travail a également une valeur légale. Le traducteur assermenté est en mesure de maîtriser le droit et les langues étrangères, il doit être capable de traduire le contenu et la forme des documents.

Le traducteur assermenté exerce donc une fonction indépendante. Que ce soit pour le public ou à la demande du gouvernement, il travaille à la mission. Il est principalement à la disposition de la justice, par la police,  la gendarmerie, et même les douanes, mais il peut également intervenir pour le compte de clients privés. Ainsi, il aura des horaires contraignants selon qui a besoin de ses services.

Pour trouver plus d’informations sur le traducteur assermenté, veuillez consulter : droit-et-procédure.com

Comment devenir traducteur assermenté ?

Pour devenir traducteur assermenté, vous devez d’abord être nommé par la Cour d’Appel, en étant un traducteur officiel. Le niveau d’études requis pourrait être très problématique, mais vous devez disposer d’un casier judiciaire vierge.

Bien entendu, la maîtrise minimum d’une langue étrangère est requise. Par conséquent, un bac+5 en langues étrangères est parfois demandé. En réalité, la Cour d’Appel désigne ses traducteurs experts selon ses propres besoins. Ainsi, la demande peut varier considérablement d’une région à l’autre, et si vous parlez d’une langue étrangère commune, par exemple l’anglais, il peut y avoir de nombreux concurrents.

Une expérience professionnelle pourra ainsi être considérée lors de sa future nomination. Pour être inscrit sur les listes de la Cour d’Appel, vous devez préalablement déposer une requête auprès du Tribunal de Grande Instance. Par ailleurs, la Cour d’Appel sur laquelle s’appuie le TGI vous enverra une lettre vous indiquant si vous avez été admis ou pas. Vous pouvez être convoqué au poste de police pour enquêter sur vous.

Traducteur assermenté : son rôle principal

L’interprète expert peut intervenir dans le cadre de mandats judiciaires ou en externe.

Missions judiciaires : le spécialiste légiste intervient à la demande des officiers de police judiciaire, des magistrats, des justiciables ou des avocats. Le traducteur expert prête serment avant d’effectuer la traduction assermentée.

Lorsqu’un juge a besoin des services d’un interprète dans une démarche pénale, il devrait sélectionner un expert affiché sur la liste du tribunal (sauf s’il y a une raison de choisir un autre interprète). En matière civile, le choix du juge est libre, même s’il faut utiliser les listes définitives de traducteurs.

A noter que le rôle de l’expert judiciaire n’est qu’un complément à l’activité principale. Il pourrait être un interprète ou un traducteur, ou bien les deux à la fois. D’une part, pour le traducteur travaille à l’écrit. Il réalise des traductions certifiées conformes pour diverses sortes de documents destinés à être réalisés en justice : documents administratifs, actes notariés, contrats, pièces de procédure, etc. à la demande du tribunal. Ainsi, il certifie que la traduction est identique à l’original, sans modification de fond ni de forme. Et il peut être conduit à prononcer la qualité de la traduction ou le sens du texte.

D’autre part, l’interprète travaille oralement pour traduire les conversations en direct. Dans les affaires pénales, les magistrats sont légalement tenus de désigner un interprète lorsqu’une personne qui ne comprend pas le français est détenue par la police, inculpée, comparaît comme témoin et lors des audiences.

Autres traductions officielles : à part les missions judiciaires, l’interprète expert semble être le seul habilité pour effectuer les traductions officielles ou certifiées de différents documents, à la demande des avocats, des administrations, des particuliers, ou des huissiers, ceci dans le cadre de processus administratifs divers (adoption internationale, obtention d’une certaine carte de séjour, etc.).

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